Le mot de la rentrée : la bienveillance

En cette période de rentrée scolaire, de reprise du rythme, de retour des exigences, c’est le mot bienveillance que j’ai envie de mettre à l’honneur car c’est pour moi une base essentielle de la posture du coach et de tout éducateur au sens large.

Je voudrais ici expliquer, illustrer ce qu’est la bienveillance pour moi dans ma pratique.

Donnons d’abord une définition : la bienveillance est un élément de posture du coach, au même titre que le professionnalisme, l’authenticité et l’empathie. D’après le Petit Larousse, la bienveillance est « une disposition d’esprit inclinant à la compréhension et à l’indulgence envers autrui ». Je suis évidemment d’accord avec cette définition mais je me méfie du mot indulgence, vous allez comprendre pourquoi :

Etre bienveillant, en tant que coach, ce n’est pas dire oui à tout, être toujours d’accord ou se contenter du minimum. Ce n’est pas de la simple gentillesse. La bienveillance, c’est tout à la fois :

  • écouter attentivement et être toujours prêt à accueillir la parole de l’autre, sans jugement.
  • savoir se mettre à la place de l’autre, comprendre vraiment sa problématique.
  • être centré sur la personne que l’on accompagne et sur son objectif, ce qui veut dire être capable d’oublier ses propres idées et son propre référentiel.
  • ne pas se mettre en position surplombante, ne pas imposer mes solutions de coach mais aider l’autre à trouver ses propres solutions qui fonctionnent pour lui.
  • être convaincue que l’autre est capable de trouver ses solutions, capable d’avancer, capable de progresser, croire en lui !
  • ne jamais faire à la place de l’autre.
  • accepter que la personne avance à la vitesse qui est la sienne, à sa façon.
  • féliciter pour les progrès et les réussites, même les plus petites.
  • se pencher sur les échecs pour en retenir quelque chose d’utile.

La bienveillance, c’est donc difficile à acquérir car c’est aller à l’encontre de ce que nous a appris notre éducation et malheureusement de ce que apprend encore le système éducatif.

C’est une gymnastique intellectuelle quotidienne, dont le maître mot est CROIRE en L’AUTRE.

Comment renforcer la motivation de vos enfants ?

Je suis désormais rédactrice sur le site apprendreaapprendre.com et voici le premier article que j’ai écrit pour eux sur un sujet qui me tient à coeur qui est la motivation des enfants.

 

Motivation

Nombre de collégiens ou de lycéens se laissent porter par l’environnement et n’ont pas encore pris conscience de ce dont ils avaient envie pour l’avenir. Comment réussir à faire naître puis à renforcer leur motivation pour construire leur projet professionnel et prendre en main leur avenir ?

 

 

Un peu de théorie

La motivation est « l’ensemble des causes, conscientes ou inconscientes, qui sont à l’origine du comportement individuel. On distingue la motivation intrinsèque de la motivation extrinsèque. »

La motivation intrinsèque signifie que l’on pratique une activité pour le plaisir et la satisfaction que l’on en retire. Une personne est intrinsèquement motivée lorsqu’elle effectue des activités volontairement et par intérêt pour l’activité elle-même sans attendre de récompense ni chercher à éviter un quelconque sentiment de culpabilité. Selon les théories modernes de la motivation, trois besoins fondamentaux constituent les fondements de la motivation intrinsèque :

– le besoin d’auto-détermination : C’est le besoin de toute personne de pouvoir choisir ses comportements. Tout ce qui est ressenti comme pression, contrainte, contrôle, réduit l’autodétermination et fait baisser la motivation intrinsèque.

– le besoin de compétence : c’est le besoin de chacun de se sentir en situation de réussite, ce qui augmente le sentiment de compétence.

– le besoin d’appartenance sociale : il correspond à la nécessite d’entretenir avec autrui des relations enrichissantes et satisfaisantes.

La motivation extrinsèque signifie que le sujet agit dans l’intention d’obtenir une conséquence qui se trouve en dehors de l’activité même, par exemple, recevoir une récompense, éviter de se sentir coupable, gagner l’approbation sont des motivations extrinsèques.

Dans le monde scolaire, les exemples de motivation extrinsèque ne manquent pas : travailler pour obtenir de bonnes notes ou pour éviter les mauvaises, ou encore pour faire plaisir à ses parents, voire à ses professeurs.

En tant que parent, il faut donc réussir à activer en permanence des deux leviers.

Comment activer la motivation extrinsèque ? Ecouter vos enfants et félicitez-les pour leurs comportements positifs !

En tant que parent, il ne faut jamais oublier que nos enfants (et même les grands !) sont en permanence en recherche de signes de reconnaissance. Ils veulent par-dessus tout gagner notre attention et obtenir des compliments. En montrant à nos enfants que nous sommes vraiment à l’écoute et en les félicitant sur tout ce qu’ils font de positifs nous activant chez eux un puisant levier de motivation. Essayez, c’est surprenant !

Deux choses à faire pour mettre en pratique :

Eviter les jugements sur votre enfant et apprenez à constater de façon factuelle, vous lui éviterez ainsi le sentiment de culpabilité. Votre enfant doit se sentir compris, écouté, dans tous les cas, sur tout ce qu’il vous dit, quel que soit le contenu. Le simple fait de parler et de décrire sa situation présente donc un intérêt pour lui puisque cela lui permet de se décharger sans culpabilité s’il n’y a pas de jugement de votre part.

Utilisez les techniques de renforcement positif : habituez-vous à félicitez votre enfant sur tout ce qu’il fait de bien, même les plus petites choses, même ce qui nous vous semble pas important. Vous lui permettez ainsi de se sentir récompensé dans ses efforts. Evitez soigneusement d’insister sur les comportements négatifs, n’en parlez pas. Votre enfant rentre à la maison avec un 18 en maths et un 8 en anglais, félicitez-le chaudement pour les maths et ne faîtes pas de commentaires sur l’anglais. Si vraiment vous ne pouvez pas vous en empêcher, restez factuel : « tu as eu 8/20, c’est en dessous de la moyenne » et exprimer vos sentiments négatifs sans jugement : « je suis contrarié de cette mauvaise note. »

Retenez que c’est l’attitude parentale qui va créer un environnement favorable et que c’est le type de relations proposées qui donnent un cadre à la motivation.

Retrouvez cet article sur apprendreaapprendre

Dis-moi comment tu apprends, je te dirai quelles études choisir

Je souhaite ici compléter mon article précédent sur la motivation et les moyens de l’activer dans le cadre d’un processus de coaching.

Les 4 profils de motivation

Comme nous l’avons vu, la motivation est un élément fondamental qui conditionne toute réussite en situation d’apprentissage.

Dans son ouvrage, les 7 profils d’apprentissage, Jean-François Michel définit 4 profils de motivation en situation d’apprentissage. Ces profils conditionnent l’intérêt d’une personne à apprendre. Il est donc primordial pour toute personne de savoir quel est son profil de motivation dominant pour que chacun puisse choisir en connaissance de cause les situations, les matières, les métiers, les études qui vont lui donner de l’énergie et lui permettre d’apprendre plus efficacement.

Bien entendu, les individus ne se réduisent pas à leur profil et il s’agira surtout de déterminer le moteur dominant parmi les 4 composantes.

Voici une description de ces 4 profils de motivation :

  • Quelle utilité ? La motivation dépend du degré d’utilité perçue de l’enseignement ou du métier. Ceux qui appartiennent à ce profil seront plus motivés pas des cours concrets et clairs. Dès qu’il sera question de choses abstraites dont l’utilité est beaucoup moins évidente, comme les mathématique ou l’histoire, par exemple, la motivation baissera. Les formations en alternance sont particulièrement adaptées à ce type de profil, ainsi que toutes les formations concrètes et pratiques.
  • Vais-je apprendre ? Ce sont les personnes motivés par la connaissance, l’impression d’apprendre quelque chose. ces personnes aiment le savoir et sont curieuses d’esprit. Elles aiment avoir beaucoup d’informations et ne connaissent pas de véritable problème de motivation pour apprendre, d’où une certaine aisance pour suivre des études supérieures. Ces profils seront à l’aide en classes prépas et à l’université. Dans leur vie professionnelle, ces personne s’épanouiront dans un métier qui leur permettra de continuer à apprendre toute au long de leur vie, elles seront toujours demandeuses de formation.
  • Avec qui ? La motivation est alors centrée sur les personnes. Les élèves dotés de ce profil aiment une matière s’ils apprécient l’enseignant et inversement. Dans leur futur métier, il seront très attentifs aux personnes qui les managent et à ceux qui font partie de leur équipe. L’ambiance de travail sera très importante pour eux. Pour un élève de ce type, il est primordial d’aller aux journées portes ouvertes des futurs établissements, de rencontrer les professeurs, les élèves, de se faire une idée de l’ambiance du lieu.
  • Où ça se situe ? C’est le besoin de situer les choses dans un plan ou dans une vision globale, dans un lieu. Les personnes qui sont de ce profil réclameront un plan du cours et voudront toujours savoir où ils en sont. Professionnellement, ce sont des individus qui auront besoin d’objectifs clairs sans lesquels ils seront complètement perdus.

Chaque élève, chaque étudiant, chaque adulte en formation trouvera donc un intérêt à connaître son profil de motivation pour apprendre plus efficacement et renforcer sa motivation.

Dans mes séances de coaching, c’est par le questionnement et l’écoute que je permets à chaque client de trouver son profil dominant. 

La motivation : la clé d’un coaching d’orientation

Plus j’accompagne de jeunes en coaching d’orientation ou coaching scolaire, plus je me rends compte que la motivation est l’un des points clés sur lequel il faut travailler dès le début de l’accompagnement. Nombre de lycéens se laissent porter par l’environnement et n’ont pas encore pris conscience de ce dont ils avaient envie pour l’avenir. Alors, comment réussir à faire naître puis à renforcer leur motivation pour construire leur projet professionnel et prendre en main leur avenir ?

Un peu de théorie

La motivation est « l’ensemble des causes, conscientes ou inconscientes, qui sont à l’origine du comportement individuel. On distingue la motivation intrinsèque de la motivation extrinsèque. »

La motivation intrinsèque signifie que l’on pratique une activité pour le plaisir et la satisfaction que l’on en retire. Une personne est intrinsèquement motivée lorsqu’elle effectue des activités volontairement et par intérêt pour l’activité elle-même sans attendre de récompense ni chercher à éviter un quelconque sentiment de culpabilité.

Selon les théories modernes de la motivation, trois besoins fondamentaux constituent les fondements de la motivation intrinsèque :

  • le besoin d’auto-détermination : C’est le besoin de tout sujet de se percevoir comme la cause principale de son comportement, de pouvoir choisir ses comportements. Tout ce qui est ressenti comme pression, contrainte, contrôle, réduit l’autodétermination et fait baisser la motivation intrinsèque.
  • le besoin de compétence : il est issu du traitement des informations qui font connaître les effets de nos actions. Une action qui réussit produit de bons résultats mais aussi des informations régulatrices qui augmentent le sentiment de compétence.
  • le besoin d’appartenance sociale : il correspond à la nécessite d’entretenir avec autrui des relations enrichissantes et satisfaisantes.

La motivation extrinsèque se définit comme suit : le sujet agit dans l’intention d’obtenir une conséquence qui se trouve en dehors de l’activité même, par exemple, recevoir une récompense, éviter de se sentir coupable, gagner l’approbation sont des motivations  extrinsèques .

Dans le monde scolaire, les exemples de motivation extrinsèque ne manquent pas : travailler pour obtenir de bonnes notes ou pour éviter les mauvaises, ou encore pour faire plaisir à ses parents, voire à ses professeurs.

En tant que coach, je vais donc rechercher à activer en permanence ces 2 leviers.

Comment activer la motivation extrinsèque ? 

C’est ma posture de coach qui va développer la motivation extrinsèque de mon client par deux moyens principaux :

  • l’acceptation inconditionnelle, le non-jugement, l’accueil qui évitent à mon client le sentiment de culpabilité. Le lycéen doit se sentir compris, écouté, dans tous les cas, sur tout ce qu’il me dit, quel que soit le contenu. Le simple fait de parler et de décrire sa situation présente donc un intérêt pour lui puisque cela lui permet de se décharger sans culpabilité puisqu’il n’y a pas de jugement de ma part.
  • les techniques de renforcement positif permettent également au client de se sentir récompensé dans ses efforts. Je vais donc répéter, insister et renvoyer au jeune tous les comportements positifs même ceux qui ne semblent pas avoir d’importance et dans tous les domaines. J’évite aussi soigneusement d’insister sur les points négatifs.

Ces deux éléments de posture mettent le lycéen dans une situation complètement différente de ce qu’il a l’habitude de vivre avec ses enseignants, ses parents ou autres éducateurs et c’est cela qui va l’aider à se mettre en mouvement vers son objectif.

Comment activer la motivation intrinsèque ? 

Nous avons vu que pour activer la motivation intrinsèque de quelqu’un, il faut que ses besoins d’auto-détermination, de compétences et d’appartenance sociale soient satisfaits. En clair, en tant que coach, je vais donc vérifier que la construction du projet professionnel de mon client relève bien de son choix personnel, que ce projet tient bien compte de ses talents et enfin que ce projet lui permet (et lui permettra à terme) d’entretenir avec autrui des relations conformes à ses attentes.

  • Satisfaction du besoin d’auto-détermination

Dans un premier temps, je vais chercher à mettre en lumière les éventuelles contraintes qui pèseraient sur la construction du projet professionnel de mon client. L’objectif sera de l’amener à verbaliser la situation et à le faire prendre le recul suffisant pour s’en dégager.

Ce premier frein levé (et cela peut prendre du temps), je vais ensuite utiliser les techniques de visualisation et de projection de mon client dans sa future vie d’adulte.

Il s’agira d’aborder avec le jeune ce que signifie pour lui “réussir sa vie” de façon large, sans forcément parler de métier. L’objectif est de comprendre et de lui faire comprendre ce qui est important pour lui, ce qui lui donne de l’énergie, autant d’éléments que je note soigneusement et qui me permettront par la suite de vérifier la cohérence su choix de métier.

Le coach peut poser les questions suivantes :

– que signifie pour toi réussir ? Une vie réussie, c’est quoi ?

– qu’est ce que cela t’apportera ? Pour quelles raisons ?

– qu’est ce que serait une vie d’adulte où tu serais bien ? Décris-moi.

– quelle part pour le travail, pour une vie de couple et de famille, quelle part pour toi, pour les amis ?

– qu’est ce qui est important pour toi dans la vie ?

– que veux-tu réussir ?

– connais-tu des gens qui ont réussi ?

– quand tu auras réussi :

– que seras-tu en train de faire ?

– qui seras-tu ?

– qu’est ce que cela t’apportera ?

– que diront ton entourage, tes parents, tes amis ?

C’est en répondant à ces questions que le jeune va rentrer dans le processus de coaching d’orientation. C’est cette visualisation de la réussite et d’un futur qui lui plaît qui va faire naître la motivation intrinsèque car c’est un futur bien à lui que le jeune est en train de choisir en répondant à ces questions.

A ce stade, je ne m’occupe surtout pas des résultats scolaires mais je laisse mon client donner libre cours à ses envies, à ses rêves, à ses idées. Je ne demande pas non plus de choisir un métier, le choix viendra beaucoup plus tard.

  • Satisfaction du besoin de compétences

Le projet doit permettre au jeune de rentrer dans une spirale de réussite. Il faut donc travailler au préalable sur ses goûts, points forts, talents, passions, compétences pour s’assurer que son futur métier en tient compte et repose sur ces éléments.

Le coach l’amènera par le questionnement à conscientiser et à identifier :

– quels sont les domaines où il excelle (y compris matières scolaires)

– dans quel type de lieux, d’actions, de contextes se sent-il heureux, épanoui, bien ?

– dans quel type de lieux, d’actions, de contextes se sent-il mal, incompétent, non reconnu ?

– ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas

– ce qui le passionne

– ce qui l’énerve, ce qui l’agace

  • satisfaction du besoin d’appartenance sociale

 Il faudra travailler au préalable sur les besoins du client en terme de relation à autrui et vérifier que la vie future est en cohérence et si c’est bien le cas, cela renforcera la motivation du jeune.

 

A l’issu de ce travail, le lycéen qui construit son projet a visualisé un avenir qui lui plaît, en terme de sens. Il prend conscience de ce qu’il veut vraiment, il se sent libre, valorisé et cela lui donne une formidable motivation pour se prendre en main. Le plus gros du travail est fait !